« En France, en moyenne, une femme meurt de la violence de son compagnon ou de son ex tous les deux jours et demi, soit 125 femmes par an. Cela dit, le décompte actuel des féminicides est très en-deçà de la réalité, il y en a bien plus et c’est pour cette raison que le livre s’appelle 125 et des milliers. »

 - J’ai pris du temps pour lire ce livre, ce n’est pas une lecture anodine !
- j’ai pris du temps parce que cet ouvrage nous dit tout ce que les chiffres officiels des féminicides ne nous disent pas.
- J’ai pris du temps parce qu’à ma façon, en le lisant à mon rythme, je leur rendais hommage aussi à toutes ces femmes mortes sous les coups physiques et/ou psychologiques de leur conjoint ou ex.
- J’ai pris du temps car tous les portraits brossés sont bienveillants, poignants, puissants ; chaque prénom, chaque histoire me renvoyait à la même question (sans réponse) : POURQUOI ?
- J’ai pris du temps car au fur et à mesure que je lisais, je me disais que, sûrement, à un moment de ma vie, je suis passée à côté d’une femme que j’aurais pu aider.
- J’ai pris du temps car j’ai deux filles et je me sentirais coupable, impuissante, hors de moi et désincarnée si un jour elles devenaient un chiffre elles aussi.
- J’ai pris du temps car j’ai un fils et je sais qu’il est respectueux des femmes qu’il côtoie. Je sais au plus profond de mon être qu’il ne fait pas partie de ces 15% d’hommes de moins de 35 ans qui pensent encore qu’il est normal que les tâches ménagères reviennent aux femmes.
… Bref, j’ai pris du temps parce que quand on a la chance d’avoir un tel ouvrage entre les mains on a le devoir de décortiquer chaque phrase, d’apprécier chaque mot, de s’imprégner de chaque histoire et surtout de transmettre pour éveiller les consciences.
Ce livre dense, puissant, bouleversant est à l’initiative de Sarah Barukh qui a vécu une relation toxique et violente avec le père de sa fille pendant 10 ans. Elle réussit à s’enfuir lors d’une énième dispute alors qu’elle s’est retrouvée sous la menace d’un couteau. Sauve mais pas indemne, elle décide de dire, aidée par 125 personnalités, qui sont ces femmes qui meurent de ces violences, afin de ne pas les oublier, pour qu’elles ne soient pas que des statistiques, pour leur rendre leur humanité et pour faire passer un message et contribuer à une prise de conscience de l’opinion publique.
Tous les bénéfices des ventes de ce livre seront reversés à l'UNFF (Union Nationale des Familles de Féminicide)

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